L’histoire des traductions françaises de la Bible s’étend
sur près de huit siècles.
L’histoire des traductions françaises de la Bible s’étend sur près de huit siècles. Elle est intimement liée à l’évolution de la langue française, à l’invention de l’imprimerie et aux bouleversements religieux de l’Europe occidentale.
Les origines médiévales
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La première traduction de la Bible en français remonte au XIIIe siècle, plus précisément entre 1226 et 1250, et est l’œuvre d’un certain Jean le Bon, de l’Université de Paris. Mais c’est un travail de qualité inégale, par ailleurs inachevé dans un premier temps, et qui n’obtint que peu de succès. On se contentait à l’époque, et pour quelques siècles encore, des bibles « historiales », basées sur une sélection des histoires les plus importantes. C’est par exemple celle de Guyart Desmoulins, copie pour la première fois en 1297.

La Bible de l’Université de Paris (vers 1250)
la première traduction complète en ancien français voit le jour. Réalisée à partir du latin, son style reste toutefois très inégal.
Le XVIe siècle : La Réforme
Les premières véritables traductions modernes naissent, propulsées par le retour aux textes originaux (hébreu et grec) et l’essor de l’imprimerie.
Pierre-Robert Olivétan (1535)
Événement majeur de l’histoire protestante, cette version est la toute première traduction française réalisée directement depuis les langues originales (hébreu et grec). Elle servira de base à de nombreuses révisions futures. [1, 2, 3].
