L’histoire des traductions françaises de la Bible s’étend
sur près de huit siècles.

Les origines médiévales

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Le Moyen Âge : Les premiers essais

Avant le XIIIe siècle, la Bible n’est accessible qu’en latin à travers la Vulgate de saint Jérôme. Le peuple n’y a accès que par des récits oraux ou des adaptations théâtrales. [1, 2]

La Bible de l’Université de Paris (vers 1250)

la première traduction complète en ancien français voit le jour. Réalisée à partir du latin, son style reste toutefois très inégal.

La Bible historiale de Guyart des Moulins (1297)

: Ce texte n’est pas une traduction littérale, mais un mélange condensé d’histoires bibliques et de commentaires profanes. Très populaire, elle devient la première Bible imprimée en français en 1498. [1, 2]

Le XVIe siècle : La Réforme

Les premières véritables traductions modernes naissent, propulsées par le retour aux textes originaux (hébreu et grec) et l’essor de l’imprimerie.

Jacques Lefèvre d’Étaples (1530)

Il publie la première Bible française complète imprimée. Bien qu’il s’appuie principalement sur le latin, son travail pose les bases de la diffusion du texte en langue populaire. [1, 2, 3]

Pierre-Robert Olivétan (1535)

Événement majeur de l’histoire protestante, cette version est la toute première traduction française réalisée directement depuis les langues originales (hébreu et grec). Elle servira de base à de nombreuses révisions futures. [1, 2, 3].